18.06.2009

concert Théâtre des Champs Elysées, 17 juin

ENORME concert, magnifique, et pour moi d'une très grande difficulté. il m'a happé et j'y ai mis beaucoup de concentration, j'ai découvert un tas de choses, comme les notions de distance, et de juste distance, de regard, de la tension et du rapprot de force, de restitution dans l'espace, de couleurs, d'images mentales de la musique, ... j'ai compris beaucoup de ce qui constitue mon attirance pour le style Tharaud.

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et j'ai aussi eu la sensation qu'Alexandre a pris une autre dimension, une sorte de passage définitif dans les étoiles permanentes de la musique; il n'est plus dans la catégorie des filantes, même s'il en garde l'éclat (au sens propre du terme, ah ah: ses boutons de manchettes jettaient des éclats dans la salle, et ça c'est un effet incroyable pour ce genre de musique). vrai, pas vrai, pour moi, c'est clair. pour le public ... sais pas.

c'était étrange aussi, Ravel dans cette ambiance parisienne composée, pesante, ... impressionant aussi le stress que cette musique imposait au public, parfois je sentais des gens au bord de l'implosion, désorientés, entre le "comment on peut aimer ça?" et "à quoi je m'accroche pour continuer à écouter?". ça toussait lourd et bien énervé, hier soir, sous les Nabis ;-))

j'ai donc beaucoup à écrire sur ce concert et ces conséquences pour moi, mais je vais prendre le temps du week end je crois. peut-être demain, même ce soir, parce que j'ai peur de perdre des sensations.

j'ai déjà un titre en tête (un peu trop long peut-être), tiré d'une chanson, on verra. et un sous titre, plus définitif : "fluctuat nec mergitur, ou la musique en 3D sans bouger"

voilà, en plus c'est l'anniversaire de mes trois semaines de sevrage du tabac, c'était parfait, vu l'énorme travail quasi sophorologique sur ma respiration que ce concert m'a obligé de pratiquer ;-))

MERCI à Alexandre pour ce concert, et je sais que j'ai encore eu raison de booker autant de concerts d'ici la fin de l'année !