16.06.2008

Videos Chopin

voici une video à partager, que l'on trouve facilement sur YouTube:

Alexandre Tharaud - Chopin - prelude 24 opus 28
MC2 Grenoble - 04/08

tharaud bach 2.JPG

Alexandre Tharaud - Chopin - 3 preludes
émission "Ce soir (ou jamais)" de Frédéric Taddeï, sur France 3, le 19 mai. allez directement à 1:14:55

tharaud 3 préludes.jpg

les news

aujourd'hui, j'ai envie de parler de ça

pub!!
j'ai entendu une pub pour un produit féminin qui était accompagnée par "les baricades mystérieuses" de Couperin, le premier morceau sur le disque d'Alexandre. je peux me tromper, mais je suis sûr que c'est Alexandre. je vais continuer de chercher. c'était sur BFM ou une des radios de musique classique.

Rouen, encore
j'ai reçu le catalogue de la saison 2008-2009 de l'opéra de Rouen. Alexandre y est installé en résidence depuis 2006, ainsi que le compositeur Thierry Pecou. trois dates pour entendre Alexandre (il y en a d'autres pour Thierry Pécou aussi) :
- 4 novembre 2008 : "A quatre mains avec Michel Dalberto" - (Mozart, Schumann, Bizet, Debussy)
+d'infos : des videos (interview + musique) de Michel Dalberto - spectacle avec Marie Christine Barrault
- 14 mars 2009 : "soirée Satie" (donc l'enregistrement est toujours d'actualité!)
- 12 juin 2009 : "intégrale des oeuvres de Ravel pour piano seul"

le programme n'est pas encore en ligne sur leur site (http://www.operaderouen.com/). soirée (gratuite) de présentation de la saison à l'opéra de Rouen demain soir (il faut réserver).

les dates de l'été
La Roque d'Anthéron (11 et 12 août) : c'est malheureusement évidemment complet.
Orangerie  de Sceaux (30 août), hommage à M.Meyer : reste des places (FNAC)

les concerts 2009
si vous avez passé une tête sur la page des concerts Harmonia Mund, ça donne le tourni!! faudra pas louper Alexandre en France, ou alors on casseara la tirelire pour faire le tour du monde. grosse quinze au Japon prévue novembre

le site
quelques videos sympas sur le site d'Alexandre dans la rubrique Mani.

15.06.2008

silence à la radio

avant hier soir, je me suis décidé à écouter la radio, j'ai surfé sans rien apprécier, j'allais abandonner quand je suis "tombé" sur du piano. en un quart de seconde, mon ventre m'a dit "non, c'est LE piano".

c'est l'halu totale ces histoires de fou. dans ces moments là, dans les premières notes, il y a toujours quelquechose qui m'arrache de l'endroit où je suis et m'envoie voler dansalexandre_tharaud_156 christophe urbain.jpg l'espace sans crier "gare". c'est flippant à la fin.
pendant longtemps, je pensais que j'écoutais trop les disques d'alexandre, au point que n'importe quelle note me ramène les oreilles dans la zone réflexe. mais là, non, c'est pas possible. au mieux, je peux croire que c'est l'intensité émotionnelle dans laquelle je suis au moment où la musique passe qui provoque tout ça.

on nous donnait à écouter le 15ème prélude en diverses interprétations et "ces messieurs de la musique" "s'impressionnaient".
je me prête généralement au jeu qu'alexandre nous recommende: écouter tous les préludes les uns derrière les autres, comme une tension unique. là, seul le 15ème débarquait, sans le précédent et le suivant, donc hors ma "logique habituelle".
mais tout y était en hyper concentré, et notamment la tension interne : un jeu lent, sur une mélodie simple et répétée, presque un refrain pop, presque gai, et pourtant j'ai les boules quand j'écoute ce 15ème. la douleur est présente dès le début, dans la sonorité même avant les notes, c'est LE piano.

les commentateurs ont parlé de l'angoisse que cette interprétation suggére. je ne veux pas rester sur un terme aussi vague, c'est trop frustrant. le piano de tharaud me provoque l'effet d'un bol tibétain de prière: on fait vibrer le son en une tension continue qui "détache" toutes les couches de l'esprit en agissant sur le physique, les vibrations, pour révéler les espaces, les couleurs, et les expériences de sensations.
c'est un peu trop lyrique? pourtant je pense que c'est ça le vertige que je ressens souvent.

et parce que c'est simple, pas de chichis ou de fabrications, d'interprétations ténébreuses et, à cause de ça, c'est énorme. la preuve? quand la pièce fût finie, on a entendu le SILENCE à la radio. 4 secondes. c'est long. les commentateurs n'ont pas osé remplacer l'émotion. c'est pas fort ça?

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 bon, sinon, j'ai râté plein de choses ces derniers temps. mais je pouvais pas.  désolé Nils. je n'était pas prêt à me confronter à tout ça pour de vrai. c'est vrai en général, et ces derniers temps, mon quotidien a amplifier cette appréhension. je n'ai même pas écouter ses disques depuis au moins un mois. maintenant ses concerts live me manquent. jen ai besoin maintenant.

 et merci à NoteBleue d'avoir planté l'aiguillon qui m'a réveillé :-)))

 

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