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26.03.2008
concert anniversaire
j'ai mis du temps à me décider d'écrire quelque chose au sujet du concert du 20 mars au TCE. tout ça est encore une histoire personnelle un peu emmêlée. mais je peux quand même en dire quelques petites choses "publiques".
d'abord, quelques amis m'accompagnaient, ce qui ne m'était jamais arrivé, sauf une fois. tous les concerts auxquels j'ai assisté ont été des trucs
persos. et ces amis m'accompagnaient pour moi, parce que ce concert était leur cadeau d'anniversaire. j'étais tellement tendu que j'ai pris leur tension à eux à mon propre compte, et j'en ai donc rajouté.
je me suis trouvé très bien placé, trois quart face au pianiste, premier balcon, légèrement surélevé donc. je ne voyais pas ces mains, mais très bien l'ensemble. deux types étaient assis devant moi. épouvantables. enfin, j'ai fait avec, je vais y venir. un des deux types devait être pianiste lui même, en tout cas il cherchait à en mettre plein la vue à son pote, et l'autre ne demandait que ça. l'un se regardait le nombril en mimant le jeu d'un pianiste et l'autre regardait le fanfaron nombriliste. quelle horreur.
bref, Alexandre est arrivé sur scène et j'ai eu un truc dans le ventre assez désagréable. après les deux premiers morceaux, je me suis dis que ça n'allait pas du tout, et toute cette pression stupide que je m'étais mise sur le dos m'a presque écrabouillé. c'est totalement stupide, mais sur le moment, je n'ai pas pu m'en décoller.
je me suis appuyé sur les deux rigolos pour évacuer le monde sensible et me réfugier à l'intérieur. tout y était chamboulé. je ne reconnaissais pas le jeu des "Rameau". tout partait de travers. étais-ce le son de la salle? les discussions après concert ont beaucoup porté sur les perceptions très varibales du son dans cette salle.
quoi qu'il en soit, je me suis encore convaincu que l'artiste c'est lui, Alexandre, qu'il ne serait pas monté sur scène s'il n'en n'avait pas la possibilité, blablabla. je me suis retiré du monde pour lui faire totalement confiance, contre mes souvenirs, contre les raisons qui m'avaient amenées là ce soir. j'ai eu très mal au ventre. j'avais peur pour lui. probablement de façon tout à fait injustifiée (?). j'ai alors entendu autre chose, une nouvelle versio de Rameau. moins énergique, plus émétique, comme quelque chsoe qui se joue derrière une cascade. comme d'outre tombe. j'ai pensé que c'était l'influence croisée des Préludes et d'un état desanté pas au top. qui sait.
j'ai retrouvé quelques amis à l'entre-acte, ceux qui m'avaient accueillis et d'autre arrivé par surprise ;-)) je me suis détendu un peu. personne ne connaissait vraiment le travail d'alexandre et tout le monde était conquis. incroyable. merveilleux, j'étais vraiment content que tout ça ne soit que dans ma tête. content pour lui et pour eux.
France musique enregistrait ce concert, je vais vérifier s'il l'on diffusé en direct ou s'ils le diffuseront plus tard.
seconde partie : redécouverte à la sauce lapalisse : les oeuvres sont qua&nd même bien plus appréciables en concert qu'au disque... les Préludes étaient intéressantres, mais je n'accrochais pas comme sur les trois baroqueux rameau bach couperin. ben là, si. et le glas du dernier morceau m'a surpris presque en transe... j'ai été secoué, vraiment secoué, impossible de bouger, pendant 5 ou 6 secondes au moins. l'exercice d'intériorisation a fonctionné à fond. je suis retourné dans un nouvel espace grâce à Alexandre.
j'ai attendu son arrivé pour les autographes. mais je n'ai pas pu y aller : il n'avait vraiment pas l'air bien du tout. mais c'est peut-être mon imagination. en tout cas, tout ça m'a beaucoup bloqué, il a fallu que tout à l'heure je me jette ici pour raconté une première version. on verra plus tard pour la relecture. et vendredi soir, Rouen!!
16:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alexandre tharaud, tharaud, piano, classique, fan

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